Fintechs : serious competitors for banks ?

We often hear about Fintechs but are they serious competitors for banks ?

 

Fintechs, standing for technologies of financing, are innovative companies, which use new technologies, mobile, or artificial intelligence, in order to provide financial services. The services most commonly offered are: crowdfunding, mobile payments or online banks.

Fintech business is largely driven by two characteristics of the current banking system: a heavier regulation and a strategy focused on the product more than on the client.

After the Subprime crisis, new regulations appeared, such as Bâle 3, MiFID 2 or Volcker. These regulations imposed news rules concerning risk management, capital requirement and liquidity. These regulations did also ban a series of activities considered speculative and they limited the distribution of a range of products and services to non-professional customers.

This regulatory burden has lead to a standardization of products and to a decrease of customised product offer to the clientele. Finally, this entirely new operating environment has created a new regulatory cost for banks and consequently to their clients, a cost which doesn’t apply, or only partially, to start-up non-regulated entities.

The 2nd observation, linked to the first one, is the customer dissatisfaction on some aspects of the actual banking system (fee opacity, accessibility, trust etc).

Fintechs have adapted their offer focusing on the customer experience and needs instead of spending time creating new complex products. They have answered efficiently to new customer expectations thanks to a structure and a regulation less restrictive and less heavy than the one applicable to banks.

Do Fintechs really represent a risk for banks?

It is tempting to reduce Fintechs’ evolution simply to an increasing competition on the banking market. However we cannot ignore the fact that banks have been late in applying communication techniques, for security reasons and that has lead to a backlog of services necessary to customer satisfaction. That’s what first generation Fintechs exploited. At short term these Fintechs do not change a lot in the market. It is on a longer term that second generation Fintech are going to change the balance of power due to more advanced technologies. Block chain, for example, will permit to reduce transactions costs. More developed technologies, like IA, will enable an increased productivity, technologies that banks haven’t applied yet until now.

What are the future perspectives?

In 2015, the sum invested in Fintechs reached $46.7 billion worldwide. Investments in 2016 were still historically high even if they decreased to $24.7 billion.

The United States leads with $12.9 billion of investments in 2016. Asia comes second with $8.6 billion of fundraising in Fintechs. Europe shows $2.3 billion, with the United Kingdom and Germany ahead.

Europe should be careful not to be left behind in the Fintech development. The industry is in a new context; the new industry architecture is not under the control of nations. This means a loss of fiscal sovereignty and fewer laws regulating the capital flows. The risk is to see the decision making of these new financing actors migrating away from Europe.

 

-French version

LES FINTECHS : UNE VERITABLE CONCURRENCE POUR LES BANQUES ?

Les Fintechs, pour technologies financières, sont des entreprises innovantes utilisant les technologies du numérique, du mobile, ou encore de l’intelligence artificielle dans le but de fournir des services financiers. Les types de services les plus communément proposés sont : les financements participatifs, les paiements mobiles ou les banques en ligne.

Les Fintechs se sont développées sur deux caractéristiques du système bancaire actuel : une réglementation de plus en plus contraignante et un business model centré sur le produit et non sur le client.

Suite à la crise des Subprimes, de nouvelles règlementations, telles que Bâle 3, MiFID 2, ou encore Volcker, sont venues peser sur les transactions. Ces règlementations ont imposé de nouvelles exigences concernant la maitrise du risque, des capitaux propres et de la liquidité. D’autre part, elles demandent une cession des activités purement spéculatives et une limitation de l’offre des produits et services destinés à une clientèle non professionnelle.

Ce fardeau règlementaire conduit à une standardisation des produits et limite donc les possibilités de personnalisation. Finalement, ces règles viennent imposer un surcoût aux banques qui ne s’applique que partiellement aux start-up non-bancaires.

La deuxième observation, conséquence de la première, est l’insatisfaction des clients concernant certains aspects du service bancaire traditionnel (opacité des frais, accessibilité, confiance, etc.). Les Fintechs ont su capter ces clients en se focalisant sur l’expérience de l’utilisateur plutôt que sur de nouveaux produits complexes ne répondant pas forcément à un besoin.

Elles sont donc venues répondre efficacement aux nouvelles attentes des consommateurs du fait d’une structure et d’une règlementation beaucoup moins contraignantes et lourdes que celles des banques.

Mais représentent-elles vraiment une menace pour les banques ?

Il est tentant de réduire la croissance des Fintechs à une intensification de la concurrence sur le marché bancaire. Cependant, on ne peut ignorer le fait que les banques ont tardé dans l’adoption de nouveaux moyens de communication, selon elles pour des raisons de sécurité. Par conséquent, elles en ont négligé les services nécessaires à la satisfaction de leurs clients. C’est ce besoin que les Fintechs de première génération sont venues exploiter. Ainsi, à court terme, cela ne change pas grand-chose pour le système bancaire. C’est à plus long terme que des Fintechs de deuxième génération viendront bousculer d’avantages les rapports de force, grâce à des technologies plus avancées. Citons notamment la technologie du blockchain qui permet, entre autre, de réduire drastiquement les coûts de transaction. Les technologies développées permettent une efficacité supérieure à ce que les banques connaissaient jusqu’alors et cela ne devrait qu’évoluer.

Quelles sont leurs perspectives futures ?

En 2015, le montant investi dans les Fintechs a atteint $46,7 milliards dans le monde. Les investissements en 2016 étaient toujours historiquement élevés mais ont largement chuté à $24.7 milliards.

Les Etats-Unis mènent de loin avec $12.9 milliards d’investissements en 2016. L’Asie atteint $8.6 milliards de levées pour les Fintechs. L’Europe affiche $2.3 milliards, avec le Royaume-Unis et l’Allemagne en tête.

L’Europe devrait faire attention à ne pas se faire distancer par ses voisins, car ce ne sont plus les sociétés qui contrôlent ces nouvelles architectures. Cela implique une perte de souveraineté fiscale avec, pour l’instant, peu de loi encadrant la vérification des transactions, entrainant une perte de contrôle des échanges financiers. Ainsi, le risque est de voir une migration hors Europe du centre des décisions de ces nouveaux acteurs du financement de l’économie.

 

Astrid Liedes

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